Cantates de guerre
Première
17 novembre 2015
Lieu
Théâtre Adyar (Paris)
“À quoi bon des poètes en ces temps de besoin ?”
Formulée par Friedrich Hölderlin juste avant de se retirer du Monde et de l’Histoire, cette interrogation s’impose à nos temps troublés. Nous partons retrouver dans son exil ce poète lassé d’avoir trop chanté les révolutions, guidés par une jeune femme qui continue d’y croire malgré tout.
Le metteur en scène Aleksi Barrière et le chef d’orchestre Clément Mao-Takacs ont tissé à quatre mains une forme entre musique et théâtre : un ensemble de cantates composées en exil par Hanns Eisler sur des textes de l’écrivain communiste dissident Ignazio Silone dialoguent avec Enfonçures, « oratorio-matériau » du dramaturge Didier-Georges Gabily.
De l’Europe des fascismes aux Guerres du Golfe, entre propagandes et tentatives de rendre aux mots leur sens, ces chefs d’œuvres oubliés se répondent dans le face à face d’un ténor et d’une comédienne sur une scène d’exil. Fables et témoignages se mêlent dans un spectacle qui questionne la capacité des artistes et de leur public à étreindre le monde, et leur ambition magnifique et dérisoire de le transformer.
« Car dans notre pays tout repose sur le consensus.
Ignazio Silone
Mais il suffit que quelqu’un dise Non, et l’envoûtement se dissipe,
l’ordre est en danger, la révolte a commencé… et doit être réprimée. »
Générique
Conception et réalisation
La Chambre aux échos
d’après sept cantates de
Hanns Eisler & Ignazio Silone
et la pièce Enfonçures de
Didier-Georges Gabily
texte additionnel
Friedrich Hölderlin
Mise en scène et scénographie
Aleksi Barrière
Direction musicale
Clément Mao-Takacs
Lumières
Étienne Exbrayat
Ensemble instrumental
Secession Orchestra (4 musiciens)
Ténor
Johan Viau
Comédienne
Laurence Cordier
En images
Teaser du spectacle :
Programmation
17 – 23 novembre 2015
Théâtre Adyar (Paris)
Rencontres-présentations organisées à l’occasion de ces représentations :
– Le 17/11 : Hanns Eisler par l’équipe de La Chambre aux échos
– Le 21/11 : Ignazio Silone par Rémi de Raphélis, professeur de lettres et italianiste
– Le 23/11 : Didier-Georges Gabily par Pascal Collin, dramaturge et traducteur
Lire les notes d’Aleksi Barrière :
AUX MARGES [avec HÖLDERLIN, SILONE, EISLER & GABILY]


